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Volaille

Dernière révision : octobre 2026 · Fondé sur 16 études

En bref

La volaille est la plus douce des viandes dans les grandes études : une consommation plus élevée est associée à une mortalité toutes causes légèrement plus faible, et remplacer la viande rouge par de la volaille est associé à moins de maladies cardiaques et à des taux de décès plus bas. Elle n’est pas sans risque : dans un essai d’alimentation contrôlée, la viande blanche a augmenté le cholestérol LDL autant que la viande rouge, et une analyse de très grande taille a associé une consommation plus élevée de volaille à une petite hausse, moins certaine, du risque de diabète de type 2.

À quoi cela peut servir

  • Aide à vivre plus longtemps — Bénéfice, niveau de preuve B (Modérée). Deux méta-analyses de 22 à 24 cohortes prospectives, avec des associations inverses petites mais concordantes ; données observationnelles.
  • Réduit le risque de maladie cardiaque quand elle remplace la viande rouge — Bénéfice, niveau de preuve C (Limitée). Modèles de substitution issus de cohortes prospectives ; une revue a jugé la certitude des données faible.
  • Une consommation élevée augmente le risque de diabète de type 2 — Résultats mitigés, niveau de preuve C (Limitée). Une analyse groupée de très grande taille a trouvé une petite association qui s’affaiblissait avec d’autres modélisations.
  • La viande blanche est meilleure que la viande rouge pour le cholestérol — Sans effet, niveau de preuve C (Limitée). Un essai d’alimentation contrôlée portant sur 113 adultes n’a trouvé aucune différence ; le LDL est un critère indirect.
  • Provoque un cancer colorectal — Sans effet, niveau de preuve C (Limitée). Une méta-analyse regroupant des études de cohorte et des études cas-témoins n’a trouvé aucune association, avec de larges intervalles de confiance.

De quoi s’agit-il

La volaille, aussi appelée viande blanche dans les études sur l’alimentation, est analysée séparément de la viande rouge et de la viande transformée [1][2]. Dans la plus grande analyse groupée, les consommations médianes allaient de 0 à environ 72 g/jour [2].

Ce que dit la recherche

Dans une méta-analyse de 22 cohortes prospectives, les personnes qui mangeaient le plus de viande blanche avaient une mortalité toutes causes inférieure de 6 % à celle des personnes qui en mangeaient le moins, sans différence significative pour les décès cardiovasculaires [1] ; une deuxième méta-analyse de 24 cohortes a trouvé une petite différence similaire et aucun lien avec les maladies cardiaques ni avec l’AVC [3]. Le remplacement compte : remplacer la viande rouge par de la volaille était associé à un risque de maladie coronarienne inférieur d’environ 12 % et à une mortalité toutes causes inférieure de 8 % dans une méta-analyse de 2022 d’études prospectives [4], et dans la cohorte PREDIMED, remplacer la viande rouge ou transformée par de la volaille était associé à un risque plus faible de syndrome métabolique [5]. Dans un essai d’alimentation contrôlée, en revanche, la viande rouge et la viande blanche ont augmenté le cholestérol LDL et l’apolipoprotéine B dans des proportions similaires par rapport aux protéines végétales [6], et une méta-analyse de 20 essais randomisés a trouvé que la viande rouge augmentait les triglycérides par rapport à la viande blanche ou aux régimes à base de céréales [7]. Pour le diabète de type 2, une analyse groupée de très grande taille portant sur 1,97 million d’adultes a trouvé un risque supérieur de 8 % par tranche de 100 g/jour de volaille, qui s’affaiblissait avec d’autres modélisations [2]. Une méta-analyse de 2026 n’a trouvé aucun lien clair entre la viande blanche et le cancer colorectal [8].

Doses utilisées dans les études

Les estimations de risque sont rapportées par tranche de 100 g/jour de volaille, avec des consommations médianes de 0 à environ 72 g/jour dans les 31 cohortes groupées [2]. Les essais d’alimentation contrôlée ont comparé des régimes apportant 12 % des calories sous forme de viande rouge, de viande blanche ou de protéines non carnées, pendant 4 semaines chacun [9].

Sécurité et interactions

Les principales préoccupations documentées pour la volaille sont modestes : un petit lien, moins certain, avec le diabète de type 2 pour les consommations élevées [2], et un cholestérol LDL qui a augmenté autant qu’avec la viande rouge dans un essai d’alimentation contrôlée [6]. Les études de cohorte examinées ont trouvé une mortalité toutes causes légèrement plus faible avec une consommation plus élevée, et non un danger [1]. Pour un aliment, aucune limite supérieure de consommation n’est définie, et les études que nous avons examinées ne rapportent ni interaction avec des médicaments ni résultat propre à la grossesse pour la volaille.

Réserves et questions ouvertes

Les résultats sur la mortalité et sur le remplacement viennent de cohortes observationnelles et ne peuvent pas prouver une relation de cause à effet [4]. Le résultat sur la volaille et le diabète de type 2 s’est affaibli avec d’autres modélisations et est moins certain que ceux sur la viande rouge et la viande transformée [2]. Une revue a jugé la certitude de ses données sur la volaille très faible ou faible [3]. Les essais d’alimentation contrôlée sont courts, environ 4 semaines par régime [9].

Références

  1. White Meat Consumption, All-Cause Mortality, and Cardiovascular Events: A Meta-Analysis of Prospective Cohort Studies.. Nutrients, 2021.
  2. Meat consumption and incident type 2 diabetes: an individual-participant federated meta-analysis of 1·97 million adults with 100 000 incident cases from 31 cohorts in 20 countries.. Lancet Diabetes Endocrinol, 2024.
  3. Association of poultry consumption with cardiovascular diseases and all-cause mortality: a systematic review and dose response meta-analysis of prospective cohort studies.. Crit Rev Food Sci Nutr, 2023.
  4. Is replacing red meat with other protein sources associated with lower risks of coronary heart disease and all-cause mortality? A meta-analysis of prospective studies.. Nutr Rev, 2022.
  5. Replacing red meat and processed red meat for white meat, fish, legumes or eggs is associated with lower risk of incidence of metabolic syndrome.. Clin Nutr, 2016.
  6. Effects of red meat, white meat, and nonmeat protein sources on atherogenic lipoprotein measures in the context of low compared with high saturated fat intake: a randomized controlled trial.. Am J Clin Nutr, 2019.
  7. Red meat consumption and risk for dyslipidaemia and inflammation: A systematic review and meta-analysis.. Front Cardiovasc Med, 2022.
  8. Beyond the Plate: Unveiling the Association Between Meat Consumption and Colorectal Cancer Risk.. J Gastroenterol Hepatol, 2026.
  9. Effects of Protein Source and Amount of Saturated Fat on Insulin Sensitivity, Insulin Secretion, and Disposition Index in Healthy Individuals.. J Nutr, 2026.